mardi 6 octobre 2015

Présentation allumée du projet bombe

Un petit mot en guise de préambule, qui me semble important, pour désamorcer, en quelque sorte, la bombe.

Vous vous demandez nécessairement comment, après avoir vu la fiche auteurs ci-jointe, une jeune demoiselle de bonne réputation, et elle l'est, a pu écrire, de sa plume acérée, de telles horreurs, si trashs...?

Moi aussi, j'avoue.
Certainement un esprit brillant, dirons-nous vite. Une artiste avec un grand A. Sûr.
Son père, lui, en dit autre chose, lui, parfois si émotif, s'en est trouvé littéralement catastrophé et terrassé, sous le choc, aie, que sa fille chérie, aie, elle si tendre et si bien élévée, aie, soit, et on ne peut le nier, non, à l'origine de ce travail de monstre, plein de..., plein..., et a, après sa lecture( une BD en plus, comble) décidé de contacter dans l'urgence un monastère tibétain pour aller, seul, tout seul, quelque temps en vacances bien méritées.
Faire un petit break parfois s'impose.
Autant dire, en cure.
S'isoler grave. Voir, prier du matin au soir. La nuit aussi. Durée indéterminée mais le plus longtemps possible. Si possible.
Pour s'en remettre.
Thérapeutique.
Sa mère, elle, de meilleure composition et de nature enjouée et bonne vivante, a bien compris le propos, artistique avant tout, et n'y a rien trouvé à redire de spécial, excepté, que, ça, "c'est bien ma fille et j'en suis fière!".
Les valises prêtes, le seul argument qui a su retenir heureusement efficacement finalement le père, décidé a fond de partir au calme sur sa montagne lointaine enneigée du bout du monde, hors des regards suspicieux des voisins, a été de dire, mensonge éhonté s'il en est, que j'avais, moi, coscénarisé l'ouvrage ( moi, incapable d'aligner trois mots de français correctement à l'école pour une rédaction sur mon lieu de vacances d'été, passant plutôt mon heure de devoir pour compenser à dessiner sur la copie en marge, au rouge, pour devancer le professeur furieux de tant de silence, des Mickeys à trois oreilles bleues où des oiseaux noirs sans aucune plume sauf sur le bec).
Autant dire que toute la famille en a été grandement soulagée.
Papa surtout.
Ouf!

Cependant, de mon côté, ma mère, elle aussi de nature légèrement émotive, a été choquée et outrée, carrément, par certains des dessins, certes pas si mal peints( mon fils est un artiste), mais...Haaaa, quand même !( Juste un ou deux, voir trois ou quatre, peut être cinq mais, promis, non, promis, vraiment pas plus).
J'ai du, mensonge éhonté à nouveau, dire, et bien, que la scénariste le voulait.
Descriptions précises et complètes à l'appui.
On a, d'ailleurs, du faire un faux de plusieurs pages scriptées pour le prouver.
Irréfutable.
Mon rôle de dessinateur n'est-il pas de coller au mieux au texte soigneusement établi dans le but d'effets percutants, voire défoulatoires comme une soupape à vapeure de sécurité, qu'impose la narration dans le cadre d'un déroulement rigoureux de l'histoire ayant comme finalité avouée un moment d'évasion, si recherché, par les lecteurs éxigeants avides d'émotions fortes?
Si si.
Faut bien les contenter...
Si je vous dis que si!
Soulagement, encore.
Ouf!

Mon frère, lui, n'a rien trouvé à en redire, mes amis non plus, ni Rachel, responsable sérieuse du point info internet, ni Magalie, sa collègue zélée ou bien encore Pierre, guide spirituel à la retraite dans mon quartier, n'y trouvant ni plus ni moins que de très bons arguments artistiques et commerciaux pour une BD qui se respecte.
"Ça, c'est de la bonne BD!" ont-ils dit tous en cœur comme un seul homme.
Ça fait plaisir.
"Efficace."
Ouais!

En somme, tout est bien qui finit bien.Ouf!

(Oublions les deux-trois tablettes d’anxiolytiques prescrites par des psys familiaux, ça, c'est un détail. Plus quelques somnifères aussi je crois( faut bien que père fasse sa nuit complète comme un bébé)).
(Détail)
(Négligeable)
(détail)

Bonne lecture à vous, émotifs ou peu, ...;)

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